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موجز أطروحة الدكتوراه - جيولوجيا الشطر الشمالي من السَطيحة العربية استناداً إلى معطيات الاستشعار عن بعد
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C O M P T E    R E N D U

 

De  La Thèse  De  Doctorat  Ph.d

 

Ès Sciences Géologiques  et  Minéralogiques

 

Par

 

Y A M M I N E    M I C H E L


I N T R O D U C T I O N

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 La thèse présentée entreprend l’analyse de certains traits géologiques majeurs de la partie septentrionale de la plate-forme arabique, aire comprenant le Liban, la Syrie et les régions limitrophes de l’Iraq, la Jordanie, la Turquie et l’Iran.

 

L’étude de la structure géologique et de l’histoire d’évolution géologique de la région est actuelle à mesure qu’elle répond aux exigences de développement des pays du Moyen-Orient, fait qui est indubitablement relié à l’exploration et à l’exploitation de leurs ressources minérales.

 

L’intérêt théorique du thème réside dans la nécessité de continuer la généralisation des données géologiques acquises sur la zone de liaison entre diverses régions tectoniques de la plate-forme Arabique et du tronçon méridional du géosynclinal de Téthys.

 

L’étape actuelle de développement de la géologie est signalée par l’introduction de nouvelles méthodes de recherche qui sont basées sur les dernières acquisitions de la science et de la technique.  En particulier, l’application de la technique d’observation que constituent les images prises depuis des stations orbitales (télédétection) rend possible le recueil d’importants renseignements géologiques, parfois principalement nouveaux.

 

Objet de la Recherche

 

L’auteur de la thèse, toujours se référant aux données fondamentales des recherches géologiques soviétiques (V. P. Ponikarov et al, 1958 – 1962, 1969) et à celles de géologues libanais et syriens (Z.. R. Beydoun, 1976 –1979 et d’autres) s’est donné pour objet d’analyser, compte tenu des résultats d’interprétation des images du satellite LANDSAT 1 et 2, la géologie de la partie septentrionale de la plate-forme Arabique et de faire les conclusions théoriques et pratiques convenables.  Ceci a impliqué la nécessité de résoudre les questions suivantes :

 

1)            Réaliser l’examen et l’interprétation de l’imagerie existant sur la région considérée, tout en utilisant les renseignements géologiques et géophysiques déjà acquis.

2)            Faire l’analyse de l’informativité (l’intensité du renseignement) géologique des images du satellite aux échelles différentes du territoire en étude.

3)            Faire le point des connaissances géologiques aujourd’hui acquises sur la partie  N  de la plate-forme Arabique et des nouvelles données recueillies par l’interprétation des planches cosmiques.

 

L’examen et l’interprétation des images LANDSAT ont été réalisés par l’auteur de la thèse avec le concours de Docteur V. D. Skariatine – Laboratoire de Photogéologie de la Faculté de Géologie (Université de Moscou M. Lomonossov).  La synthèse des données obtenues a été réalisée sous la direction scientifique de Monsieur le Professeur de l’Université de l’Amitié des Peuples P. Lumumba G. D. Ajguirey.  Un concours de valeur fut apporté par les collaborateurs de VNIIZaroubiezhgéologia Messieurs V. P. Ponikarov, Y. D. Soulidi-Kondratiev, A. V. Razvalyaiev, K. Y. Mikhalov, par Monsieur l’Ingénieur Géologue en Chef du Trust Aérogéologie V. V. Kozlov et Monsieur le Docteur Géologue A. S. Tchoumakov (MGU).  L’auteur leur adresse ses sincères remerciements.

 

Nouveauté Scientifique et Valeur Pratique de l’Œuvre 

 

La thèse représente une addition importante aux renseignements acquis sur les grands caractères structuraux et sur le développement des grands éléments structuraux de la partie  N  de la plate-forme Arabique.  Dans la thèse sont aussi élaborées des conceptions d’importance régionale sur ces problèmes.  Parmi les structures tectoniques majeures de la région étudiée distinguons :

 

A)                Le système de rift (fossé d’effondrement) du Levant d’orientation subméridienne décelé sur les images du satellite.  Les résultats de l’interprétation réalisée ont montré le coulissage des grabens, la jeunesse des déformations, l’héritage par la zone jeune du rift (néogène-quaternaire) de l’orientation d’une faille levantine profonde (géosuture) subméridienne très ancienne.  Il est suggéré que la zone tectonique du Levant se rapporte à tout un complexe de failles de fond extrêmement anciennes, subméridiennes et subparallèles, de la partie  N  de la plate-forme Arabique, et transversales par rapport à l’océan de Téthys.

 

Il s’est avéré aussi que certaines failles de la zone tectonique du Levant se prolongent au Nord jusque dans le Taurus.  Ceci implique que la  zone de failles levantine coupe à travers l’ancien substratum de la zone géosynclinale de l’Océan Téthys.

 

B)                 Un système de failles normales parallèles à la faille de fond ancienne du Levant.  Ce système fut, probablement, utilisé au cours de la formation de la zone du shelf continental de la Méditerranée E qui a tous les traits caractéristiques de déformations appartenant au type des côtes Atlantiques.  L’importante mobilité du système de failles levantin amène  à la formation au Néogène, peut-être antérieurement au Néogène, de bassins côtiers où auraient pu s’accumuler des réserves de pétrole et de gaz naturel.

 

C)                Un système de failles profondes représentant, à ce qu’il paraît, unevirgation des zones tectoniques périphériques les plus jeunes du système de plissements de Zagros vers le  N  de la plate-forme Arabique.  Ces failles pourraient être considérées comme des structures géosynclinales embryonnaires. Comme rameaux de cette virgation devraient être considérés, d’une part, les Palmyrides de direction NE-SW, et d’une autre, les relèvements remparts de la Syrie  N  orientés  E-W.

Cette zone de plissements et de failles est une formation tectonique relativement jeune dans le corps de la plate-forme Arabique, formation qui répondrait au maximum de déformations mésozoïques et paléogènes-néogènes existant dans la partie  S  de l’ancien Océan Téthys.

 

Parmi d’autres résultats de l’interprétation exécutée citons :

 

-         La révélation de structures de dislocations régionales et locales encore inconnues, l’établissement de leur influence sur la formation du plan structural actuel.  Dans ce sens, la mise en évidence au NW de Jabal-ed-Drouze de failles tronquant les nappes basaltiques de Jabal-ez-Zawia analogues à celles de Jabal-ed-Drouze et orientées SE – NW, comme le montrent les photographies du satellite, pourrait être considérée comme une addition importante caractérisant la structure du Nord de la plate-forme Arabique.  Il est probable que ces structures à travers lesquelles pénètrent les magmas basaltiques fassent, en quelque sorte, partie du système de structures en distension de la Mer Rouge.

 

Les systèmes de ruptures subparallèles aux Palmyrides, décelés sur les vues spatiales et situés au SE ainsi qu’au NW des Palmyrides sont aussi intéressants. Ces systèmes suivent tout d’abord la direction des Palmyrides et puis, au delà, reprennent la direction subméridienne du Rift Levantin.

 

-         Le recueil de nouveaux renseignements sur les déformations tectoniques à rejet horizontal, reliées à des ruptures dans la partie  N  de la plate-forme Arabique.

 

-         La mise en évidence de structures circulaires encore inconnues, en particulier dans les domaines basaltiques.

 

-         La révélation d’un grand nombre de nouveaux centres d’éruption néogènes-quaternaires, se groupant essentiellement sur des lignes SSE-NNW.

 

Le texte de la thèse comporte 6 chapitres, une introduction et une conclusion, 92  pages dactylographiées, 45 planches (photo du satellite, schémas, colonnes stratigraphiques, etc.…) et une bibliographie de 105 sources.

 

 

CHAPITRE   I

 

M E T H O D E    D E    R E C H E R C H E

 

Les documents de départ sont des clichés (films positifs) blanc noir du satellite américain Earth Resources Technology Satellite (ERTS) rebaptisé LANDSAT 1 et 2 à l’échelle de 1/3.300.000e.

On avait choisi pour l’interprétation la bande spectrale 7 (0,8 à 1,1 micron, infrarouge) recommandée comme la plus favorable à l’étude géologique, soit plus de 30 images étudiées.  A partir des positifs films on a réalisé des internégatifs puis des tirages papier aux 1/1.000.000e, 1/500.000e  et  1/200.000e.

La méthode de recherche a consisté à l’interprétation géologique, y compris l’interprétation structurale et tectonique de planches cosmiques.  On a tout d’abord relevé tous les alignements et éléments structuraux vus sur les images grâce à un examen systématique comparatif des données d’interprétation des images du satellite avec celles des relevés géologiques et géophysiques classiques.  Faisant ainsi appel aux connaissances déjà disponibles sur la géologie et la structure de la région, on a rendu les documents photographiques en des documents photogéologiques.

L’informativité ou intensité du renseignement des images du satellite a été accentuée par l’utilisation d’échelles différentes faisant la paire dans l’étude de la structure géologique de la partie  N  de la plate-forme Arabique.  Cette méthode de généralisation à étages multiples est corroborée par le fait que « chaque échelle dans l’ensemble optimum des images aux échelles différentes de la surface terrestre donne une information géologique spécifique » (V. D. Skariatine, 1970, 1973, 1975 et autres).  Sur les planches aux échelles 1/200.000e  et  1/500.000e mieux s’interprètent complexes structuraux formationnels, plis anticlinaux tertiaires et secondaires, failles accessoires, appareils volcaniques, diaclases, complexes litho-stratigraphiques principaux.

Sur les planches au 1/1.000.000e s’interprètent bien plis de 1er ordre, failles régionales, zones de failles et flexures, structures circulaires, etc.…

D’une manière générale, l’interprétation des linéaments est délicate ; ceux-ci, loin d’être toujours décelés comme structures de dislocation, correspondant très souvent à des traits morphologiques, botaniques, etc.…  Cependant, la comparaison de ces linéaments avec les données géologiques et géophysiques montre, pour la plupart de ces linéaments, une liaison à une cause géologique connue, bien déterminée.

 

L’interprétation d’images du satellite aux différentes échelles a rendu possible :

 

1) La mise en place d’une grande quantité de linéaments de nature    tectonique.

 

2) La mise en place de structures anticlinales encore inconnues ainsi que l’âge approximatif des cœurs des plis.

 

L’avantage essentiel des images du satellite réside dans la généralisation du paysage structural.  Cet effet permet à la fois d’apprécier des grandes structures d’une dizaine, voire parfois d’une centaine de kilomètres d’étendue.

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CHAPITRE   II

H I S T O I R E    D ‘ E T U D E

 

CHAPITRE   III

S T R A T I G R A P H I E

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CHAPITRE   IV

T E C T O N I Q U E   E T   H I S T O I R E

D’E V O L U T I O N   S T R U C T U R A L E

D E   L A  Z O N E   D E   F A I L L E S   L E V A N T I N E

 

La zone de failles Levantine subméridienne est un accident majeur de la région étudiée.  Sur les images du satellite on la décèle assez bien depuis le golfe d’Akaba au  S  jusqu’au graben de Hassa Kara  Su au N en passant par la mer Morte et le Jourdain.  Au delà, elle s’étend à travers le Taurus.  Soulignons que toutes les cartes géologiques l’arrêtaient au front plissé du Taurus à proximité de Maras.  Les images LANDSAT montrent, néanmoins, qu’il n’en est rien.  Cette zone s’étend à travers le géosynclinal de Téthys, quoiqu’elle s’interprète moins clairement sur les images.

 

ANCIENNETE  DE  LA  ZONE  DE  FAILLES  LEVANTINE

 

La zone de rift levantine subméridienne récente hérite une structure tectonique beaucoup plus ancienne.  Cette conclusion se fond sur l’analyse de colonnes stratigraphiques des roches cambriennes et phanérozoïques et, particulièrement, jurassiques et crétacées qui se répandent à l’W  et à  l’E de la zone de failles levantine.

Généralement, cette vieille zone méridionale aurait séparé les parties peu profondes d’une mer épicontinentale à l’E des eaux profondes d’un bassin marin persistant à l’W de la zone de failles levantine.  Compte tenu du développement hérité pendant le Néogène de l’ensemble des rifts du Levant le long de cette zone de failles méridienne, on peut considérer que cette dernière appartient à une vielle zone de fractures profondes à vie longue.  Cette grande zone de fractures n’est point unique.  Tout un complexe de fractures de fond subméridiennes à vie longue tronque les parties septentrionales de la plateforme Africaine située au voisinage.

Parmi ces fractures citons le système de failles profondes méridionales d’El Hoggar en Algérie.  Vers l’avant-fossé de l’Atlas, ces failles profondes contrôlent la formation de gisements de pétrole et de gaz naturel connus.  Parmi d’autres fractures subméridiennes du  N  africain citons aussi celles du massif de Sidi Ifni (Anti-Atlas), de la plaque du Sahara (gisements de gaz de Hassi-Rmeil).  Il est très probable que la fracture profonde levantine appartienne à cette série de failles profondes subméridiennes à longue vie.

 

LE SYSTEME DE RIFTS LEVANTIN HERITE UNE FRACTURE PROFONDE PRECOCE

 

Rien ne confirme que la vieille faille profonde, antécambrienne et phanérozoïque du Levant présentait toujours un système de rifts.  Il n’y a non plus d’indices d’existence de ces rifts dans ce domaine au Mésozoïque et au Paléogène.  Les formations sédimentaires et magmatiques caractérisant les zones de rifts ne s’y rencontrent-elles.

Les données de géologie régionale du grand système de rifts de l’E Africain, dont le Rift Levantin fait partie, indiquent que l’âge des plus vieux grabens du Rift Levantin est miocène.  Le maximum de déformations tectoniques a eu lieu à la fin du Miocène, au Pliocène et au Pléistocène.  Analogiquement, les renseignements sur l’âge des terrains qui remplissent les grabens du système de Rifts Levantin indiquent que l’âge des Rifts est miocène, ou surtout plus récent.  Par exemple, le graben El- Ghab est pliocène  (V. Kazmine et al., 1964).

 

RESULTATS DE L’INTERPRETATION GEOLOGIQUE DES IMAGES SATELLITAIRES DU RIFT LEVANTIN

 

1)                  Les structures des grabens (fosses d'effondrement) se décèlent bien sur les images du satellite.  Les grabens sont, pour la plupart, bilatéraux, c’est-à-dire limités par deux failles bordières bien prononcées.  La largeur des grabens est dans les limites de 1,5 km. (Macyaf) – 15 km.  (El-Ghab) à 20 km. et plus (mer Morte, Kara Su).  Les traits morphologiques des failles bordières des fossés levantins suggèrent la jeunesse géologique des mouvements tectoniques aboutissant à la formation des grabens.  Les plans des failles sont aussi frais, qu’ils ne sont pas découpés par l’érosion.

 

2)                  La zone du Rift Levantin ne présente pas une structure d’un fossé continu.  A l’envers, c’est une série de grabens isolés, en particulier, dans le tronçon libano-syrien du système du rift.  Dans les intervalles entre les grabens s’observe une faille principale unique.

 

3)                  Le système de grabens ne s’aligne pas sur une droite unique.  Les grabens isolés sont disposés en coulisse (en échelon), de part et d’autre d’une faille à rejet horizontal sénestre.  Un tel décrochement est reconnu par la quasi totalité des chercheurs s’intéressant des tectoniques de la zone de rifts Levantine (L. Ghab, 1932* ; Quennell, 1959 ; Freund, 1969, 1970 et al.).  L’amplitude du jeu horizontal de ce décrochement serait de 100 km près

 

4)                  La zone de fractures levantine se prolonge au  N  jusque dans le Taurus.  Elle couperait, probablement, à travers le substratum de Téthys.  Ce fait s’est avéré par l’interprétation des images du satellite sur lesquelles a pu être décelé tout un système de failles subméridiennes.

 

5)                  Un trait très important de la zone de fractures levantine a été mis en évidence par l’étude des images du satellite.  C’est que vers l’E et l’W de ces failles sont interprétés des systèmes de failles accessoires moins prononcées et grossièrement parallèles aux failles maîtresses.  Ces failles accessoires sont éloignées de 50 à plus de 100 kilomètres des failles principales.  Ce trait important de la zone de fractures du Levant caractérise, comme l’indiquent les recherches géologiques régionales, la grande majorité des grandes zones de fractures.

De tels systèmes de failles subparallèles satellites qui accompagnent les failles principales sont reconnus sur tous les continents.  Dans ce cas-ci, notre attention est attirée par un trait distinctif des grands accidents: parallèlement à la zone de failles levantine se range tout un système de dislocations de la côte Méditerranéenne Est.  On démontrerait ci-dessous qu’il serait suffisamment raisonnable de supposer une liaison entre la genèse de ce système et celle de la zone de failles levantine.

 

6)                  Outre les failles secondaires grossièrement parallèles à la faille principale, il apparaît sur les scènes LANDSAT un grand nombre de failles transversales qui s’interprètent très clairement sur l’imagerie.  Ces failles ne semblent pas croiser, directement pour la plupart d'elles, les failles axiales (principales) subméridiennes de la zone de failles levantine.  Ce fait même suggère l’idée de décrochements récents à jeu horizontal jouant le long des failles principales de la zone levantine.

 

 

(*) : L. Ghab rejettera plus tard cette idée faute de confirmation dans le domaine libanais.

 

CHAPITRE  V

T E C T O N I Q U E   E T   T R A I T S   D E   D E V E L O P P E M E N T

D E   L A    C O T E   EST – M E D I T E R R A N E E N N E

C O M M E   Z O N E   D E   T Y P E   A T L A N T I Q U E

 

Les données géophysiques et géologiques nous amènent à supposer que le Rift Levantin se trouve, probablement, tout au début de son évolution tectonique.  C’est de ce fait que les anomalies géophysiques ne reflètent point ici la formation de rifts.  Cependant, les profils géophysiques auraient corroboré l’idée d’une liaison intime entre les systèmes des failles normales qui fournissent la côte libano-syrienne et la faille de fond à vie longue.

On en conclurait que la disposition héritée des côtes de type Atlantique, ainsi que leur contrôle probable par des failles précoces très anciennes et très profondes représentent un phénomène plus fréquent qu’on ne le pensait jusqu’à présent.  Dans ce sens, la relation que nous avons décrite entre la côte méditerranéenne orientale et la faille profonde levantine ne peut pas présenter une exception à la règle.

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 CHAPITRE   VI

T E C T O N I Q U E   E T   H I S T O I R E   S T R U C T U R A L E

D E   L A

R E G I O N  P L I S S E E   E T   F A I L L E E   P A L M Y R E N I E N N E

 

La zone plissée et faillée palmyrénienne qui pénètre dans le corps de la partie  N  de la plateforme Arabique est considérée comme un  a u l a c o g è n e.  Des données sur les épaisseurs et le faciès des sédiments jurassiques, crétacés et paléogènes furent publiées à la suite de recherches détaillées réalisées par la mission géologique soviétique de 1958 – 1962 (V. P. Ponikarov et al, 1969).

D’après ces données on pourrait supposer que le système de dépressions sédimentaires sur lequel s’est superposée la chaîne montagneuse plissée et faillée des Palmyrides a pris naissance au Jurassique et s’est développée pendant le Crétacé et le Paléogène.

La linéarité des structures très claire et les grands contrastes entre les puissances des sédiments dans les dépressions au Jurassique, Crétacé et Paléogène permettent de considérer ces structures rectilignes comme des formes tectoniques synsédimentaires, reliées à des fractures profondes.

Le principal plissement dans le système des Palmyrides se manifeste à la limite Oligocène-Miocène, ce qui correspond à la phase orogénique Save, selon la conception de Stille.  Toutefois, il s’agit ici de la phase principale de plissement (tectogénèse) et non de l’orogenèse comme le comprennent les géologues soviétiques.

Le relief prémiocène des Ghab était peu contrasté et morne.  Seuls des pays hauts en pente douce auraient pu exister.

Les données de la mission soviétique indiquent que seulement au Miocène moyen on a pu observer dans la zone des Palmyrides un système distinct de petites failles et de dépressions intermontagnardes dans lesquelles se déposaient des molasses rouges d’une importante épaisseur.  Néanmoins, au Miocène supérieur l’intensité des mouvements tectoniques s’affaiblit, et c’est au Pliocène que se manifestent de nouveau des mouvements orogéniques majeurs à une ébauche définitive des reliefs actuels des Palmyrides (phase orogénique majeure).

Dans notre appréciation du caractère tectonique et des relations régionales des Palmyrides nous nous basons sur l’analogie du cas des Palmyrides avec celui de « l’aulacogène » du Dniepro-Donetsk, ainsi que sur l’information recueillie par l’interprétation des images LANDSAT de la région représentant le prolongement des Palmyrides vers la chaîne géosynclinale de Zagros.  Ces données argumentent et corroborent l’hypothèse d’une relation tectonique entre le Nord-est d’El Ghab et les ramifications tectoniques méridionales de l’édifice orogénique plissé de Zagros.  Sur les images LANDSAT s’interprète clairement un système de plis courts anticlinaux (brachyanticlinaux) disloqués.  Parmi eux citons le grand pli anticlinal de Jabal-Sinjar orienté E-W, d’où apparaissent deux directions structurales.  L’une de ces directions E-W coïncide avec celle de la zone de remparts de la Syrie N - EW et comprend le pli anticlinal de Jabal Abd-el-Aziz et la zone des rides mineures de Toual-el-Aba.  L’autre, SW-NE, coïncide avec la direction de la zone plissée et faillée des Palmyrides.

Sur les images du satellite se voit bien le prolongement continu des plis et des failles à l’Est et au SE du pli Jabal-Sinjar dirigé E-W vers la zone tectonique périphérique subméridienne la plus jeune de Zagros.

L’étude des images LANDSAT a mis en place des brachyanticlinaux et des failles de part et d’autre du Tigre, telles que Ibrat-al-Kabira, Arjeni, Tall-Hukna, Jabal-Sinbar, Jabal-Alan, Jabal-Adaya, Al-Bou-Sayf, Jabal-Jawar, Jabal-karatchok et d’autres.  La direction des grand axes des plis est tantôt NW – SE (celle de Zagros), tantôt SW – NE (celle des Palmyrides).

Les structures – plis et failles – sont disposées en coulisse dans les arcs de virgation.  Dans la partie Ouest de l’arc, c’est le cas d’un coulissement sénestre ; dans la partie Est de l’arc, à proximité de Zagros, c’est le coulissage conforme à un décrochement dextre.   Une  pareille régularité  dans le coulissage des structures  fut  découverte  pour  la  première  fois,  à ce  que nous savons, par le géologue japonais Tokuda (1927)  et par suite décrite par G. Ajguirey (1960)  et N. Navoni (1962)  dans différentes régions plissées, contrôlées par des failles profondes.  Par conséquent, on pourrait considérer comme vraisemblable la liaison génétique entre la formation de l’arc de virgation et l’existence d’une faille arquée profonde ou bien à un faisceau de failles profondes.

Ainsi sont-elles possibles deux solutions du problème du caractère tectonique des Palmyrides: la première est que ces dernières représentent un  a u l a c o g è n e, la seconde préférant la conception de liaison étroite qui existe entre les failles profondes qui contrôlent les Palmyrides et celles de la chaîne Alpine de Zagros.  Comme corollaire, les Palmyrides pourraient être considérées comme l’e m b r y o n   d’u n e   s t r u c t u r e   g é o s y n c l i n a l e  qui tronque la partie septentrionale de la plate-forme Arabique.

 

Ceci dit, nous proposons une conception géodynamique des mouvements développés dans la partie septentrionale de la plate-forme Arabique en relation avec la formation des structures tectoniques majeures.  Selon cette conception hypothèse, on tient compte des phénomènes de distension et de compression qui s’alternent dans les époques géologiques successives, des phénomènes de décrochement horizontal et, de nouveau, ceux de distension au cours de la formation des structures des côtes atlantiques et des failles Palmyréniennes.

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 C O N C L U S I O N

 La  t é l é d é t e c t i o n  comme méthode d’analyse morphologique des structures tectoniques de la partie septentrionale de la plate-forme Arabique a tantôt affirmé, tantôt nouvellement révélé maints traits majeurs importants de la géologie de la région étudiée.  L’analyse des données d’interprétation des images du satellite LANDSAT avec l’utilisation des renseignements existants sur la géologie de la partie  N  de la plate-forme Arabique a montré :

1.                  La grande ancienneté de la zone tectonique Levantine qui représente depuis le Précambrien une faille de fond majeure à vie longue.  Les mouvements qui ont joué le long de la faille au Paléozoïque, Mésozoïque, Paléogène et Néogène, ont déterminé l’emplacement et les traits caractéristiques des bassins de sédimentation, ainsi que ceux des gisements de minéraux utiles liés à ces bassins.

2.                  La relation génétique entre la zone tectonique Palmyrénienne et les structures de rempart du N Syrien d’une part, et la chaîne géosynclinale de Zagros de l’autre.  Ce fait aurait eu une grande importance lors de l’évaluation des possibilités pétrolières de la structure géosynclinale embryonnaire destructrice de la plate-forme Arabique.

3.                  En outre, des systèmes de dislocations encore inconnus de directions diverses et particulièrement, des systèmes de failles grossièrement parallèles aux Palmyrides et situés au SSE et au NE de ces dernières sont mis en évidence. Des structures circulaires avec un grand nombre de structures volcaniques dans le domaine des plateaux volcaniques sont de même déchiffrées.

La synthèse des conceptions sur les principaux types des zones tectoniques et sur l’histoire d’évolution de ces zones à l’exemple de la partie septentrionale de la plate-forme Arabique représente le résultat essentiel de la recherche.

 

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